Les principes d’Ardan

Le dispositif ARDAN, accélérateur d’emploi et de valeur ajoutée au cœur des territoires

Le dispositif ARDAN vise à faire émerger et à concrétiser des projets de nouvelles activités dans le tissu des entreprises artisanales, des      TPME-PMI, des entreprises agricoles, des entreprises et associations de l’Economie Sociale et Solidaire.

En effet, des projets d’innovation butent dans leur concrétisation, « dorment », faute de moyens humains affectés à leur mise en œuvre :

  • Des dirigeants « au four et au moulin »
  • Une absence ou une faiblesse d’encadrement
  • Un manque de disponibilité, de compétences dans l’environnement du dirigeant

Or, l’activité crée l’emploi : c’est sur ce constat simple que repose ARDAN.

Cofinancé par les pouvoirs publics et l’entreprise bénéficiaire de l’aide, le programme ARDAN permet à un demandeur d’emploi stagiaire de la formation professionnelle d’intégrer une entreprise pour y développer une nouvelle activité, un projet jusque-là « dormant » qu’elle souhaite structurer et rendre pérenne.

Ainsi, ARDAN articule la conduite de projets d’entreprise et l’acquisition de compétences par le biais d’un programme de formation-développement, d’une durée de six mois avec la possibilité, à l’issue de la formation, d’une certification professionnelle pour le stagiaire (avec, par exemple, le titre RNCP de niveau III « Entrepreneur de petite entreprise », délivré par le Cnam).

ARDAN est un tremplin vers l’emploi avec la perspective pour le demandeur d’emploi d’être embauché par l’entreprise à l’issue du stage : près de 90 % des demandeurs d’emploi sont recrutés en CDI ou en CDD supérieur à 6 mois.

ARDAN s’adresse aux petites entreprises (TPE, PME-PMI, entreprises artisanales, agricoles) et associations, de moins de 50 salariés, créées depuis plus d’un an, indépendantes de grands groupes, financièrement et économiquement saines.

Instiller une culture entrepreneuriale dans les entreprises

ARDAN se propose de diffuser une culture entrepreneuriale dans les entreprises, notamment pour consolider les fonctions d’encadrement nécessaires au pilotage d’une activité et permettre, d’une part, au chef d’entreprise de ne plus être seul aux commandes et, d’autre part, aux salariés d’être autant d’entrepreneurs au sein de l’entreprise pour favoriser son développement et contribuer à la création d’emplois.

Instiller cette culture c’est être en quête permanente d’innovation technologique, commerciale, managériale, sociale. C’est le faire également par la nature de l’approche : « piloter par le projet et par la méthode plutôt que d’être piloté par la routine ou l’empirisme ».  Enfin, l’enjeu de savoir passer d’une entreprise « ça me suffit » à une entreprise « entreprenante » en cultivant des approches proactives au service de la faculté d’entreprendre tout au long de la vie de l’entreprise.

ARDAN, un dispositif gagnant-gagnant

Du côté de l’entreprise 

ARDAN facilite la mise en œuvre d’un projet : le dispositif permet un amorçage de la nouvelle activité ainsi qu’une mise à l’étrier plus rapide du pilote de projet. Cet accompagnement de six mois présente l’avantage majeur de développer la confiance dans le potentiel du projet et entre les acteurs ; il offre ainsi des garanties supplémentaires de concrétisation et de pérennisation du projet et de l’emploi, en accroissant les compétences entrepreneuriales dans l’entreprise.

Du côté du demandeur d’emploi 

ARDAN offre la possibilité de développer des compétences de pilotage stratégique et opérationnel par la conduite d’un projet en situation réelle. C’est un puissant levier d’insertion et de sécurisation de son parcours professionnel. Il renforce l’employabilité – on pourrait dire « l’entrepreneuriabilité » –, du demandeur d’emploi par l’obtention de certifications reconnues, tel le Titre Entrepreneur de petite entreprise (niveau III, enregistré au RNCP) délivré par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).